27 mars 2019

Une vitre dangereuse

Je m’en souviens comme si c’était hier. Papa s’était garé Boulevard Henri IV, à l’ombre des platanes. Nous attendions que le concierge ouvre la porte. Il dévait être deux heures mions cinq et ce devait être une belle journée de printemps. Je me revois, assisse dans la R12, à l’arrière. Papa était au volant. Comme il faisait bon, il avait ouvert la vitre. Nous étions, tous les deux, plongés dans nos rêveries…Tout à coup, un cri terrible me fit sursauter, une sorte de hurlement sauvage, pareil à celui que poussait Johnny Weissmuller... [Lire la suite]
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20 mars 2019

À la piscine

Lorsque nous étions enfants, pour nos anniversaires, nous parents invitaient tous nos petits copains et nous passions l’après-midi à la campagne ou à la mer.Cette fois-là Papa nous amena à la piscine. Maman, comme d’habitude, avait fait quelques recommandations au préalable à son distrait de mari (elle était restée à la maison pour préparer le goûter).-Albert, n’oublie pas de mettre ton maillot de bain.-Ah ! oui ! c’est vrai !-Tu mettras le neuf, le rouge, car les autres sont usés ou trop échancrés…Laissons Albert s’habiller et... [Lire la suite]
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13 mars 2019

La valise

Nous étions en route pour l’aéroport. Papa allait récupérer sa valise qui avait pris un autre avion que lui. Après plusieurs jours d’errance entre Rabat et Marseille, elle était enfin de retour à Fréjorgues.Papa avait donné aux douaniers un signalement détaillé du bagage égaré : une valise, pas très grande, verte (il se souvenait surtout de cette couleur peu commune), avec une étiquette portant son nom, son adresse etc.-Voilà votre valise, monsieur, avec toutes nos excuses…En marchant vers la voiture, la valise à la main, Papa me fit... [Lire la suite]
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06 mars 2019

Problème de clé

   Le dimanche matin à Montpellier, Papa allait chercher les traditionnels gâteaux pour le repas du midi et du pain frais à une boulangerie du centre-ville près du marché de la poste. Il y allait en voiture, la 4 CV Renault d’occasion que mes parents avaient achetée après ma naissance pour m’amener à la crèche. Ce devait être en 1959-1960 environ.   En ce temps-là, il était possible de stationner partout car peu de gens avaient un véhicule. Il stationna donc sur le petit parking face à la boulangerie en haut de la... [Lire la suite]
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27 février 2019

Histoire de portière

Une histoire très récente racontée par Albert "Je me sens obligé de vous raconter ce qui m'est arrivé ce lundi matin.Ça n'arrive qu'à moi dirait Isabelle.J'étais garé en voiture entre deux platanes à la Promenade, direction puig del mas, avant la rue de la passerelle, assis au volant, moteur arrêté, et je répondais au téléphone en regardant devant moi dans le vague, plongé dans l'échange téléphonique avec Paris. Mon regard était limité dans la direction avant, à travers le pare-brise. Le silence était total car toutes les vitres... [Lire la suite]
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20 février 2019

Les chaussettes de chasse

     Un après-midi, Papa rentra de la chasse, fourbu, courbatu et bredouille, les chaussures crottées, les grosses chaussettes de laine détrempées et boueuses, avec çà et là, des feuilles et des brindilles accrochées. Il posa son fusil et s’assit en soupirant.      Maman le rappela à l’ordre :     -ALBERT ! change-toi vite ! nous sommes invités à une collation chez « ces dames ». Mets ton costume, ta cravate, tes socquettes en soie et tes souliers vernis.     Papa obtempéra... [Lire la suite]
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13 février 2019

Un séjour bien tranquille

Papa partit à Dakar (seul) pour donner une série de conférences. Durant son séjour, et afin de ne pas attraper la malaria, il prit chaque matin un comprimé de Nivaquine. Son voyage se passa fort bien : lui qui craignait avoir des insomnies s’endormit tous les soirs comme un bébé. Mieux encore, dès qu’il avait un moment de libre, il allait se reposer et sombrait dans un profond sommeil. Quant à ses conférences… il n’eut pas une seule fois le trac. Mais c’est en rentrant en France et en défaisant sa valise qu’il comprit pourquoi. Il... [Lire la suite]
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06 février 2019

Plus gaffeur que moi, tu meurs !

   Voici une des plus belles gaffes de mon cher Papa. Je vous jure que rien n’est inventé.    Ce jour-là, Papa arpentait les couloirs, un peu nerveux, cherchant un certain M. Synnaigre, garçon de laboratoire, qui demeurait introuvable. À chaque personne qu’il rencontrait, il demandait : « Vous n’avez pas vu Synnaigre ? »    Perdant patience, il se mit à crier d’une voix forte « Synnaigre ! Synnaigre ! ». Puis il chantonna « Vous n’avez pas vu passer Synnaigre ♫ ♪ coucou ♪ Synnaigre ♫ ♪ tralala ».... [Lire la suite]
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30 janvier 2019

Les poireaux de campagne

Alors que nous nous promenions sur une petite route de campagne, Papa s’arrêta et me dit :-C’est là que je chassais la grive en hiver et vois-tu ce sentier…Il me montra un chemin bordé de platanes.-Je me revois toujours, le fusil à l’épaule, par un matin d’hiver. Je voulais rejoindre la pinède, de l’autre côté, alors je coupe par-là, et soudain, je tombe sur des poireaux de campagne. « Quelle chance ! », je pense en moi-même, « Je ne rentrerai pas si bredouille que ça ! ».Je me mets à ramasser ces superbes légumes sauvages. Quand ma... [Lire la suite]
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23 janvier 2019

Embouteillage sous la pluie

    Ce jour-là, papa rentra hilare. Nous étions tous impatients de connaître le motif de son rire, et lui de nous raconter son histoire.     « Volià, il est midi et demi, je suis en route vers la maison quand, dans le boulevard N*** les voitures s’arrêtent. J’aperçois, 200 mètres plus loin, un feu rouge. Je prends mon mal en patience, me range dans la file de droite pour ne pas rester coincé au milieu, car je tourne à droite au feu. À ma gauche, une file arrêtée. La file de gauche commence à avancer. Je desserre... [Lire la suite]
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